Audi A6 2012 : premières impressions - Atteindre des nouveaux sommets
Audi A6 2012 : premières impressions - Atteindre des nouveaux sommets
Audi me laisse parfois perplexe. Typiquement, chaque mise à jour de modèle entraîne une augmentation évidente de sa taille, du moins en ce qui concerne l’A4, donc je m’attendais un peu à la même sauce avec la nouvelle A6.
Après tout, la plupart des constructeurs engraissent périodiquement leurs véhicules, car les grosses machines ont toujours la cote en Amérique du Nord, et plus il y a de tôle, plus le rapport qualité-prix semble intéressant. Mais pourquoi dépenser nos sous durement gagnés pour une A6 qui a à peu près les mêmes dimensions qu’une A4?
Eh bien, juste quand je croyais avoir tout compris et que la nouvelle A6 prendrait à la fois du coffre et du galon, voilà qu’Audi vient jeter un pavé dans ma mare : la dernière mouture n’est pas plus imposante que la version sortante. Même qu’elle est un peu plus courte et un peu moins haute sur pattes! Et considérablement plus légère aussi, grâce à l’utilisation d’aluminium.
C’est bien beau quand on parle de performances et de tenue de route, mais mon raisonnement sur la grosseur des véhicules demeure tout de même logique. Comment justifie-t-on le prix plus élevé de l’A6 quand l’A4, de taille très semblable, offre déjà un incroyable rapport qualité-prix?
Eh bien, semblerait qu’Audi ait une longueur d’avance sur moi, car elle a simplement créé une nouvelle A6 absolument spectaculaire, qui brille de mille feux au sein de la gamme!
Elle présente en effet une silhouette beaucoup plus raffinée, voire même plus haut de gamme. De loin, on vous pardonnerait de l’avoir prise pour le modèle phare de la marque, l’A8.
Les désormais célèbres et bien-aimés feux de jour à DEL sont complétés par des feux arrière à DEL, et si on coche la bonne case, on peut agrémenter le tout par de superbes phares à DEL aussi. Je les adore pour bon nombre de raisons, et une fois qu’on les a essayés, on peut difficilement s’en passer.
Optez pour l’ensemble Prestige, et vous profiterez d’un système de navigation, de capteurs de stationnement avant et arrière, d’une clé intelligente et d’un écran d’information de sept pouces. Et les mélomanes raffoleront de la nouvelle chaîne audio Bang & Olufsen, comparable à un cinéma-maison de luxe. Ils apprécieront également les caissons d’aigus ou tweeters électriques escamotables, qui apparaissent par magie dans les coins supérieurs du tableau de bord chaque fois qu’on allume la chaîne stéréo.
On peut aussi mettre la main sur un régulateur de vitesse adaptatif et une caméra de nuit. En fait, la liste de commodités optionnelles de l’Audi A6 2012 ne finit plus, et je ne peux les énumérer sans transformer cet article en une nouvelle de plus de 2000 mots, alors permettez moi de la résumer ainsi : si vous avez déjà souhaité voir une version diluée de l’Audi A8, eh bien, on vient d’exaucer votre vœu!
Je pourrais dire de même de l’expérience de conduite aussi. Le V6 TFSI de 3,0 litres suralimenté, qui génère 310 ch et 325 pi-lb de couple, livre toutes les performances qu’on pourrait exiger d’un tel véhicule, et avec un habitacle si riche et opulent, il encourage presque la conduite tranquille à saveur de berline. Or, comme pour toute Audi, si l’occasion pour une manœuvre leste se présente, la nouvelle A6 n’attend que l’ordre!
La puissance jaillit avec fluidité, tandis que la transmission intégrale quattro fait précisément ce pour quoi elle est célèbre : souder le véhicule à la route. En effet, Audi a allongé l’empattement de sa dernière-née d’environ 7 cm, améliorant du coup la maniabilité d’une voiture déjà exceptionnellement maniable.
Mon seul reproche, et reproche est un bien grand mot : la nouvelle direction à assistance électronique. Bon, je sais que la plupart des constructeurs prennent ce virage aujourd’hui, et à bien des égards, il contribue à l’impression de prestige que dégage un véhicule, mais je ne peux m’empêcher de penser que la relation conducteur-voiture a perdu un peu de son intimité.
Évidemment, les sensations fortes, elles s’achètent, et le prix de la nouvelle A6 vous surprendra peut-être, surtout celui de certains groupes d’options. Ainsi, pour la 3.0 TFSI de base, il faut allonger 58 800 $. Si vous vous laissez emporter et cochez allègrement les cases, vous risquez de vous retrouver avec une facture assez salée, merci! Un cas de « nous l’avons évidemment… si Monsieur le désire ».
Bref, à mon avis, Audi a réussi à faire passer l’A6 à un tout autre niveau, ou plutôt niveaux avec un « X ». Avec son grand éventail de groupes d’options, l’A6 ne représente plus simplement un échelon sur l’échelle des voitures de prestige. Elle constitue désormais une alternative viable pour ceux qui cherchent tout le luxueux tralala, dans un ensemble légèrement plus compact.
À une époque où beaucoup de gens songent à passer à un modèle plus petit, ce véhicule offre de tout, que vous cherchiez à flirter avec l’entrée de gamme ou gravir les échelons jusqu’au sommet. Oui, vous devrez payer pour chaque étape de ce passage, mais vous n’aurez plus besoin de troquer votre modèle pour rejoindre l’élite!


